Heritage Resorts - Stories 2018 - Issue 2 - Page 20



|GOLF
En aparté avec
Romain Langasque
LORSQUE NOUS LE RENCONTRONS APRÈS
L’AFRASIA BANK MAURITIUS OPEN 2017,
L’HOMME EST SUR UN PETIT NUAGE. À 22 ANS,
ROMAIN LANGASQUE A PRIS LA TROISIÈME
PLACE DE CETTE ÉDITION, ENREGISTRANT L’UNE
DE SES PLUS BELLES PRESTATIONS EN TANT
QUE PROFESSIONNEL.
En ce début décembre, le
soleil est au rendez-vous,
mais le Sud ne transigera
pas : le vent d’est sud-est
souffle. Romain Langasque
commence à le connaître pour
l’avoir humé et apprivoisé des
jours durant. Sur le parcours
de 18 trous de l’Heritage
Golf Club, il a produit un jeu
solide, trouvant la plupart
du temps les dosages, avec
énormément de greens pris
en régulation.
DU POUVOIR DU DRIVE
Ce parcours, justement, qu’en
pense-t-il ? Une condition : on
ne lui accorde que trois mots.
Il les choisit, direct, d’instinct
presque : « Magnifique.
Réfléchi. Varié. » Se tenir à ce
triptyque se révèle frustrant,
pour lui comme pour nous.
Nous accordons volontiers une
petite rallonge. « Ce parcours
est vraiment ce dont un
golfeur peut rêver de mieux.
Il réunit tout ce qu’on peut
attendre, que ce soit au
niveau des passages qu’il
propose ou au niveau de sa
qualité propre au jeu. »
Sorti de l’imagination de Peter
Matkovich, ce parcours est bel
et bien l’un des plus beaux à
Maurice, voire de cette partie
de l’océan Indien. Illustrant
la topographie distinctive
du merveilleux domaine de
l’Heritage Bel Ombre, il n’est
pas simple à jouer. « C’est un
parcours qui avantage ceux
qui ont un excellent drive. Le
défi pour les golfeurs est de
réussir à trouver le fairway
lors des mises en jeu »,
remarque Romain.
L’approche de certains trous
est compliquée, les bunkers et
les obstacles d’eau poussant
les joueurs à tirer le meilleur
de leurs clubs. Pour le joueur,
connaissant parfaitement ses
forces et faiblesses, il suffit
alors s’adapter. « Sur le trou
no. 4, avec mon caddie, nous
avions établi une stratégie.
L’idée était de toujours jouer
court et rester à droite du
drapeau. Parce qu’à l’opposé,
toute balle longue ou à
gauche du drapeau aurait
sensiblement compliqué
l’approche du green et bien
évidemment du trou. »
LE VENT, L’AMBIGU
Puis il y a ce vent d’est sud-est, ce
fameux Southeast Trade Wind
qui fit accoster les Néerlandais
au XVIIe siècle. C’est une difficulté
omniprésente sur un parcours
qui borde la côte sud de l’île.
« J’ai eu du mal à bien négocier
le trou no.11, justement, à
cause du vent. C’est vraiment
un élément à prendre en
compte sur le parcours. En
sus du vent contraire, deux
bunkers très bien placés et un
green peu profond viennent
corser l’affaire. »
Mais ce vent a bon dos. C’est
surtout qu’il est ambigu, tantôt
obstacle tantôt aidant. Comme
sur ce trou no.7, redouté et
redoutable. Pour celui qui s’y
aventure, point de répit : il faut
s’employer, sortir ses muscles.
Mais durant les quatre jours
de l’AfrAsia Bank Mauritius
Open 2017, ce trou se jouait
vent dans le dos. « Cela a
considérablement facilité la
tâche des joueurs, rendant
les approches plus faciles.
Contrairement au trou
no. 11, c’est un trou que j’ai
très bien négocié durant le
tournoi. Je l’ai joué à quatre
reprises et à chaque fois
j’ai fait un birdie. » Faut-il
encore le jauger, entreprise
compliquée lorsque les arbres
vous donnent l’impression
d’évoluer dans un cocon. « Le
défi est vraiment d’essayer d’en
juger la force, mais aussi la
direction car c’est vrai : on ne le
sent pas toujours alors qu’il est
bien présent et influe sur les
trajectoires de la balle. »
18
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