HERITAGE-STORIES-ISSUE-1-2017 - Page 9



HERITAGE RESORTS
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LE MYSTÈRE PLANE TOUJOURS AU SUJET DU NOM « BEL OMBRE » :
UN ADJECTIF MASCULIN ACCOLÉ À UN NOM FÉMININ. ÉTRANGE,
N’EST-CE PAS ?
Le premier à mentionner le lieu et son
nom orthographié comme aujourd’hui fut
Bernardin de Saint Pierre qui, lors de son
voyage à pied autour de L’Isle de France
en 1769, mentionna le nom de Bel Ombre
dans les environs duquel, disait-il, deux à
trois cents noirs fugitifs vivaient. Par contre,
Nicolas Céré, le célèbre botaniste, visita
Belle Ombre en 1782 dans son tour de l’île
en compagnie de l’intendant Chevreau.
Deux explications sont possibles pour
essayer de comprendre l’origine de ces deux
orthographes. D’une part, l’ « ombre »
QUANT AU
DOMAINE LUI-MÊME
IL REMONTE À 1765
est un poisson d’eau douce du nord de
l’Europe mais dont l’existence ne fut
jamais signalée à Maurice – tant par les
naturalistes que par les historiens. D’autre
part, le nom pourrait se référer à l’ombre
immense et bienfaisante projetée par le
gigantesque Intendance (Ficus Sperma) qui
se trouve à côté de la maison du domaine.
Cet arbre est aujourd’hui d’une dimension
exceptionnelle. Mais à l’époque ? Laissons
donc sa part de mystère à ce lieu…
La sucrerie de Bel Ombre fut, avec celles
de Beau Champ à Flacq et Beau Plan à
Pamplemousses, l’une des trois sucreries
établies pendant la période française. Quant
au domaine lui-même, il remonte à 1765
lorsque plusieurs concessions formant 2 200
arpents furent accordées aux sieurs Simon
Reminiac et Claude de la Roche Ronzet.
Extract from Jean Pierre Lenoir,
‘Bel Ombre, entre mer et
montagne’. Editions du Corsaire
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